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Le voyage du vin

28 Novembre 2011

Pour moi, vin et voyage vont de pair.  Je l’ai déjà écrit ici : j’aime autant « goûter » une destination que la voir ou la sentir. Je prolonge parfois mon séjour en ouvrant une bouteille de la région visitée, au retour. C’est là où le bât blesse : si je n’en ai pas rapporté dans mes bagages (on a droit qu’à 1,5 litre par personne!), il est parfois difficile de retrouver un vin apprécié à l’étranger.

Cette constatation m’a amenée à me demander comment un vin arrivait à se frayer un chemin jusqu’à ma succursale de la SAQ. J’ai mené ma petite enquête…

Première constatation : des lois fédérales et provinciales très strictes compliquent l’entrée au pays des boissons alcoolisées. (Personnellement, la seule vue de tous ces documents légaux me donne des maux de tête beaucoup plus violents que n’importe quel lendemain de veille!) Ce que j’en retiens : tout doit passer par la SAQ: « …au Québec, la loi stipule que seule la Société des alcools du Québec est autorisée à importer des boissons alcooliques ou à en acheter d’une autre province », peut-on lire sur le site de la Société.

« Toute personne, y compris les utilisateurs du réseau Internet, désirant se tourner vers l’étranger ou une autre province pour acquérir des boissons alcooliques doit donc s’adresser directement et obligatoirement à la SAQ, par l’intermédiaire de son service des commandes privées, et être âgée de 18 ans et plus. »

Deuxième constatation : rien n’est laissé au hasard quand il s’agit d’ajouter un produit sur les tablettes. « Nous avons deux catégories de vins : le régulier et les spécialités, m’explique Isabelle Merizzi, directrice affaires publiques à la SAQ. Pour les vins courants, nous fonctionnons par appels d’offres. Nous faisons connaître nos besoins en les identifiant de manière très précise. Par exemple, nous pourrions lancer un appel pour des vins d’Alsace. »

Trois appels d’offres sont généralement publiés chaque année sur des sites spécialisés, suite auxquels les agents et les fournisseurs soumettent leurs propositions. « Les agents sont au Québec, mais nous avons 2500 fournisseurs dans 65 pays différents, précise Mme Merizzi. La plupart d’entre eux ont des agents de représentation au Québec. »

Avant que les vins proposés soient goûtés, une présélection est effectuée. « Une grille d’analyse est présentée à l’industrie. Les agents et les fournisseurs savent de quoi elle est composée. Par exemple, on évalue la renommée, si le vin a gagné des prix… Ce sont les acheteurs de la SAQ qui comptabilisent les points de cette grille. »

« Au terme de cette expérience, nous allons retenir certains vins et les faire goûter. » Des experts de la SAQ, mais aussi des groupes externes (des œnologues, par exemple) entrent alors en jeu. « Nous testons le rapport qualité-prix. Le goût, l’expérience de dégustation… Nous voulons évaluer si le prix demandé est en concordance avec le produit dégusté. »

Troisième constatation : très peu de nouveautés sont ajoutées chaque année. Au final, une centaine de nouveaux vins par an font leur apparition à la SAQ. « Nous avons de 1000 à 1500 produits réguliers par année et nous en renouvelons environ 10% », mentionne Isabelle Merizzi.

Le volume n’étant pas un critère, l’intégration de spécialités s’effectue pendant toute l’année. « Ici, c’est l’expérience et la découverte plutôt que la quantité qui comptent. »

Les propositions sont nombreuses et le marché, prêt à goûter des produits renommés. « Là encore, des experts analysent les vins proposés. »

Au total, 10 500 produits sont offerts au marché québécois. Un vin peut donc faire plusieurs escales entre le moment où il est embouteillé et celui où il se retrouve dans votre cellier. Un voyage qui dure plusieurs mois !

Le saviez-vous ?

• La Comission des liqueurs a été instaurée en 1920.

• Un vin reste généralement en vente pendant au moins un an à la SAQ. L’objectif de toutes ces étapes est de sélectionner des vins dont l’intérêt ne s’émoussera pas.

• Le Québec fait figure d’exception en Amérique du Nord. Le vin compose 78,5% des ventes de la SAQ,  les spiritueux, 14,6%, les boissons panachées (comme des coolers), 5,1%, les bières importées, 1,5% et le cidre, 0,3%.  « Nous avons une façon très européenne de découvrir les boissons alcooliques, explique la directrice affaires publiques. Sur la planète vin, nous intriguons parce que nous avons une tradition depuis environ 25 ans. »

• « Nous faisons de plus en plus d’appels d’offres par région, souligne Mme Merizzi. Nous nous demandons si nous avons toute la gamme de prix dans une région donnée. »

(Sources : Isabelle Merizzi, directrice affaires publiques à la SAQ, et blogue de Gaétan Frigon.)






L’Alsace en train

11 Juillet 2011

Je me suis baladée aux quatre coins de la France, mais je n’ai pas encore eu la chance de visiter l’Alsace. Ce n’est pas faute d’y rêver! Alors quand j’ai repéré le kiosque de cette région lors de la dernière édition de l’événement Destination France 2011, qui a eu lieu à l’hôtel Fairmont Le Reine Élizabeth en avril dernier, je l’ai littéralement assiégé.

En discutant avec Cyril Brid, responsable du service, promotion et événementiels de Tourisme Alsace, j’apprends qu’il est possible de faire la route des vins en train. Il trace devant moi un itinéraire potentiel sur une carte. L’idée de faire escale dans différentes villes entre Strasbourg et Mulhouse me plaisait déjà: voilà qu’elle m’apparaît encore plus délicieuse.

La route des vins se dessine sur le versant oriental des Vosges, à flanc de montagne, de Marlenheim à Thann. Rien de plus exaltant à mon avis que de déguster un vin après avoir été initié à son terroir. Écouter un vigneron raconter son histoire permet une «lecture gustative» maximale. En sentant et en goûtant les fruits d’un coin de pays que je visite, j’ai l’impression que l’expérience est plus complète. Je savoure le contexte autant que le produit. Oui, pour moi, le vrai voyage passe d’abord par les sens.

En poursuivant mes recherches une fois à la maison, je tombe sur le site Vialsace, qui présente tous les moyens de se déplacer autrement qu’en voiture dans la région: à vélo, en bus, en car, en tram et en train. Détail intéressant, l’outil de recherche permet de tracer des itinéaires selon le moyen privilégié, mais donne toujours en plus le trajet à vélo. Pour les détails à propos du train, il faut consulter la page régionale TER Alsace.

Bien sûr, je ne ferai pas que boire et manger quand j’irai dans la région. J’irai sûrement me persuader à nouveau que j’étais une princesse dans une vie précédente en visitant les nombreux châteaux. Mais ça, c’est une autre histoire…

Pour tout connaître de la route des vins, rendez-vous sur ce site.






Aurélia Fillion vous convie à une dégustation virtuelle

16 Mai 2011

Depuis les débuts d’Alsace au menu, la sommelière autodidacte, chroniqueuse, importatrice et surtout grande passionnée de vins Aurélia Fillion livre son coup de cœur aux convives présentes à l’événement. Pour la première fois le 31 mai prochain, dès 20h, elle sera l’hôtesse d’une dégustation virtuelle en direct. L’objectif? Partager ses impressions et échanger avec les internautes en goûtant cinq vins de cette région qu’elle affectionne particulièrement. Les invités virtuels pourront  formuler leurs commentaires et poser des questions en se rendant dans la section consacrée au Club de dégustation, mis en place par le magazine Châtelaine, ou sur la page Facebook d’Alsace au menu.

«C’est une initiative de Bu sur le Web, explique-t-elle. Je fais mes capsules depuis un an et demi, mais je n’ai jamais dégusté live, tout est toujours préenregistré. Nous annonçons quels vins seront dégustés à l’avance afin que les gens puissent les se les procurer. Je ne m’attends pas à ce qu’ils achètent les cinq – si c’est le cas, je serai ravie, tant mieux! – mais ils pourront par exemple choisir une bouteille qu’ils boiront ensuite pendant la soirée. »

L’événement devrait durer entre quarante-cinq minutes et une heure. On peut s’attendre à une soirée «100% Aurélia», avec toute la couleur et l’enthousiasme qui l’ont rendue attachante tant aux néophytes qu’aux autres pros. «Une chose super-importante pour moi est de garder mon authenticité. Quand tu te lies à des événements plus commerciaux, il faut trouver l’angle qui permet de la préserver. Pour Bu sur le Web, beaucoup gens m’ont approchée pour faire de la promotion, mais je refusais parce que je ne trouvais pas cela éthique. L’idée de faire la promo d’une région m’a cependant parue sympathique. Cela me donnait l’opportunité de parler de l’Alsace qui me faisait vibrer, moi.»

Elle garde d’excellents souvenirs de ce coin de la France qu’elle a visité à plusieurs reprises, même avant de devenir une professionnelle du vin. «C’est une région assez avant-gardiste par sa façon de travailler, un peu comme les Allemands peuvent l‘être. Beaucoup de producteurs cherchent à exercer de manière artisanale.»

«Ce qui est malheureux au Québec, poursuit-elle, c’est que les gens ont parfois un a priori sur l’Alsace. Plusieurs ont peur de tomber sur un vin hyper-sucré. D’autres ont bu des vins de mauvaise qualité qui leur ont donné mal à la tête. Pourtant, le terroir est exceptionnel. Je suis une amoureuse du vin, mais aussi du du “vieux monde”. L’Alsace, avec ses traditions, est l’une de celles qui me font vibrer. C’est une grande région de blanc. Une région unique, avec des vins uniques.»

Quand on lui demande si une bouteille l’a particulièrement marquée au fil de ses dégustations de vins alsaciens, elle répond: «Ma passion pour le vin est la diversité. Du moment où je définis un préféré, c’est comme si je me cantonnais à une chose, alors que ce qui fait la beauté du vin, c’est sa diversité.»

Pour célébrer cette diversité avec Aurélia Fillion, rendez-vous le 31 mai, dès 20h!

Liste des vins dégustés:

• Cave de Ribeauvillé, Andante Collection Martin Zahn Alsace 2009

10667503 – 15,80$

• Domaine Hugel, Gentil Alsace 2009

00367284 – 19,95$

• Domaine Barmès Buecher, Crémant d’Alsace 2008

10985851 – 22,65$

• Domaine Bott-Geyl, Pinot gris Sonnenglanz Alsace Grand Cru 2007

10927707 – 40,25$

• Domaine Albert Mann, Riesling Cuvée Albert Alsace 2009

11449786 – 27,95$ (sera en magasin le 16 mai)

La dégustation aura lieu le 31 mai prochain

Aurélia Filion est l’une des associées d’Oenopole, compagnie d’importation de vin, et collaboratrice au magazine Châtelaine. En plus de ses chroniques mensuelles, elle concocte chaque semaine trois capsules vidéo pour le site Web du magazine, en plus d’en offrir deux aux adeptes de busurleweb.com. Elle aime aussi se définir comme une «communicatrice de vrai vin».






Pourquoi je blogue

22 Février 2011
Marie-Julie Gagnon Alsace au menu vin

Crédit Josiane Farand

Je m’y connais peu en vin. Je découvre ce monde peu à peu, comme on apprend une nouvelle langue. Avec toute l’humilité et toute la curiosité du monde. En voyage, j’aime visiter des vignobles, goûter les produits locaux, m’intéresser aux sols… C’est la même chose au restaurant : je suis fascinée par le mariage des saveurs et, surtout, des univers. Le choc des cultures passe aussi par les papilles. Vous l’aurez compris, pour la mordue de voyage que je suis, le vin et la bonne chère décuplent le potentiel de découvertes. Sur Alsace au menu, mon mandat sera donc de partager cette passion pour l’ailleurs.

Pour en savoir plus sur moi :
http://www.marieju.com,
http://www.EnTransit.ca et
http://blogues.guidesulysse.com/copines-en-cavale